Dungeon Twister
Le jeu du moment à la maison, c'est Dungeon Twister.
J'ai toujours voulu faire la liste des jeux auxquels nous jouons à la maison : Trésors de Dragons, La course des Tortues, Lapin Carrotte, Casino Pirate, ... je vous parlerais de tous ces jeux une autre fois. Mais ce soir, se sont nos parties de Dungeon Twister que je vais vous raconter.
Deux équipes dans un labyrinthe
Dungeon Twister est un jeu de plateau. Le principe en est simple : deux groupes d'aventuriers ont été téléportés dans un donjon par un magicien à la retraite, dont la principale occupation est maintenant de faire s'entretuer de pauvres bougres dans un jeu cynique et sanguinaire.
Le donjon est en longueur. L'équipe des bleus est d'un coté, l'équipe des jaunes de l'autre. Les bleus doivent sortir par l'entrée des jaunes, et lycée de Versailles. Bien sur, les deux équipes rivales devront se croiser ...
Un jeu pour Matys
Bien sur, un jeu avec des épées, des gobelins, des trolls et des magiciens, Matys ne pouvait être qu'emballé. Mais comme souvent, il a fallu simplifier les règles. C'est d'ailleurs ce qui est amusant. Avec Matys, apprendre à jouer au jeux est aussi amusant que jouer réellement.
C'est toujours amusant, parfois surprenant de voir ce que Matys comprend, et ce qu'il ne comprend pas dans chaque nouveau concept apporté par un nouveau jeu. Ce jeu est assez simple. La particularité de Dungeon Twister, c'est que chacun des 8 membres de chaque groupe possède sa compétence propre : la voleuse peut ouvrir et fermer les grilles, le magicien peut utiliser le baton de boule de feu, le troll est un redoutable combatant, le clerc peut guérir les blessés, ...

De plus, il existe 6 objets qui, eux aussi, ont leur pouvoir propre. (la corde, l'épée, le bouclier, la potion de vitesse, ...).
Enfin, le donjon est constitué de 8 pièces de 5x5 cases. Ces pièces sont placées aléatoirement en début de partie, et composent ainsi un labyrinthe toujours renouvelé. De plus, elles peuvent pivoter sur elles-même, ce qui permet de modifier la configuration du donjon.
On a donc là un jeu bien compliqué, avec pièces, objets, personages, cartes ... mais Matys était tellement fasciné qu'il a compris tout ça très rapidement, et nous avons pu nous étriper en rigolant (et pleurant, parce que quand il perds, Matys, il pleure).
Progressivement
Pour les deux premières parties, on a joué le combats avec des dés, c'est simple, pas à réfléchir. C'est le hasard qui choisit qui gagne chaque combat.
Pour les deux parties suivantes, on a joué avec les cartes de combat, et c'est là qu'apparait toute la cruauté du jeu tel qu'il est réellement conçu : chaque jouer possède 8 cartes combat, numérotées de +0 à +6 et ne peut jouer ses cartes qu'une seule fois durant toute la partie (sauf la +0 que l'on regagne après chaque utilisation).
C'est donc chaque joueur qui, pour les combats, choisit la carte qu'il joue : carte qu'il ne pourra jouer qu'une seule fois dans la partie.
Le petit Matys ...
C'est vraiment une régalade de jouer avec Matys : le voir apprendre et comprendre les subtilités du jeu. C'est impressionnant de voir la vitesse avec laquelle il progresse, évalue les risques, fomente ses petits coups en traitre, organise sa ruse.
Au début, avec les cartes, il a joué +6 et +5 tout de suite. Il était ravi de gagner les deux premiers combats (contre moi qui avait joué ma carte +0 à chaque fois). Puis il a compris qu'il n'avait plus ses cartes maitresses, mais que moi je les avais encore, et que je pouvais donc décider de gagner chaque prochain combat : horreur !!!
Dans ces cas là, il essaie de mon convaincre, il argumente, il plaide sa petite cause, que c'est vraiment trop injuste parce qu'il n'a plus la carte +6, ... il essaie de passer sous la table pour récupérer sa carte, il pleurniche, ... un vrai petit Gollum dont le précieux serait aux mains de Bilbo.
Dans ces cas là, alors que la partie est sensée se jouer en 45 minutes, un seul coup où il se prend un revers, peut prendre 1/4 d'heure de pleurnicheries et de jérémiades. Dans ces cas là, je le menace de terminer la partie, je lui dit que je ne joue pas avec lui pour qu'il pleure, mais pour qu'on s'amuse, etc ... alors il essaie de se contrôler, mais se remet à pleurer lorsque je tue effectivement son perso.
Mais d'une partie sur l'autre, les progrès sont phénoménaux : au bout de 4 parties, Matys est maintenant un petit rusé qui ne fonce par forcément à la bataille, qui économise ses bonnes cartes, ... et qui finalement arrive à gagner la partie.
Bon, la prochaine partie, on jouera avec les cartes actions ... encore une subtilité du jeu qui nous permettra d'enchaîner les coups successifs, ...










Quand j'étais petite et que mes parents étaient ensemble on était très jeu de société, et on changeait les règles aussi pour mon petit frère, mais aussi parce que parfois certains jeux sont tellement compliqués que même les parents s'embrouillent en lisant les règles ^^ alors plus tard ça posait des problèmes, quand on a eu l'âge de lire les règles pour contester nos défaites.
Le jeu de société le plus marrant c'était un plateau, chacun avait une couleur, et des tuyaux, il fallait construire ses tyuaux et arriver de l'autre côté du plateau tout en bloquant les autres, c'est SoS Plombier, je crois que ça existe encore, on a usé le jeu jusqu'à la corde, il manque des pièces et la boite est collée et recollée avec du papier collant tellement on y a joué :) C'est surement moins stratégique que Dungeon Twister, mais c'est drôle quand même :).